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L’histoire de la FCPPF …
Une réponse à une demande ! Les années 60 témoignent d’un bouleversement des conceptions de vie (familiale, professionnelle,…) profondément enracinées dans les traditions. Chrétiens et laïques proposent chacun leur réflexion propre aux problèmes de morale, conjugale et familiale. A l’époque, on oppose les mots « nature » et « culture » en oubliant que l’amour, la sexualité, la procréation sont des mots Une question difficile se pose : Comment intégrer dans les mentalités et comportements de chacun ces techniques de contrôle de fécondité, appelées C’est en voulant répondre à ces questions préoccupantes que le mouvement familial estime nécessaire l’existence de lieux de parole. A l’époque, se rassembler sur ces questions morales, conjugales et familiales, est un grand défi pour les chrétiens et laïques. Un projet pluraliste, ça se construit ! Un projet d’une telle ampleur n’est bien entendu pas évident à mettre en place. Et le 7 octobre 1969 est inauguré le tout premier centre pluraliste familial. Une idéologie derrière un projet ? Le but premier de ce partenariat chrétien-laïque est de dépasser des cloisonnements philosophiques paralysants en se centrant sur l’attention aux consultants et sur le respect total des convictions et des valeurs de ceux qui sollicitent leur aide. Le travail sur le terrain a peu à peu pétri et affiné une bonne volonté pluraliste initiale, bien intentionnée mais quelque peu irréaliste. Dés le départ, chacune des tendances assure, en permanence, la présence d’un médecin et de conseillers conjugaux. L’idéologie du centre commence au sein de l’équipe ! Le pluralisme s’est expérimenté avant tout au sein de l’équipe. Progressivement, au fur et à mesure des consultations, une collaboration se développe au sein de l’équipe. C’est ainsi que tout en gardant ses propres convictions, mûries et affinées par l’échange et la collaboration sur le terrain, les travailleurs des Centres se En 40 ans, les mentalités ont fortement évolué ; faisant de plus en plus appel à la responsabilité de chacun, les choix sont devenus progressivement plus clairs et L’idée fait son chemin… Progressivement, le projet s’étend dans la région bruxelloise. Le grand voyage ne fait que commencer ! Les autres provinces se laissent aussi séduire par l’idée de planning familial. Commencer, c’est bien…Mais tenir, c’est encore mieux Pour chacun de ces centres commence alors une aventure à la fois difficile et enthousiasmante : se rencontrer, se connaître et s’accepter différents, constituer C’est bien là qu’est la découverte. Dans ces centres, une grande diversité d’activités est proposée. Les équipes composées de « techniciens » -conseillers conjugaux, médecins, psychologues, assistants sociaux, juristes- apportent leurs compétences professionnelles, leur souci d’entrer dans une relation attentive au client, Des consultations médicales, d’informations juridiques et d’aide psychologique Une reconnaissance par les pouvoirs publics Un premier arrêté royal du Ministre de la Famille reconnaît, en 1970, l’existence A partir de cette date, années après années, au fil des décisions politiques, les réglementations évoluent pour Bruxelles et pour la Wallonie. Le fait entre autres que les centres de planning familial aient reçu à ce moment là l’autorisation du Ministre de la Santé de conserver le système du tiers-payant pour A ce jour, les 22 Centres pluralistes de planning familial de Bruxelles et de la Région wallonne sont agréés respectivement par la Commission Communautaire française et la Région wallonne. Il faut aussi souligner le soutien actif de certaines communes où sont implantés les CPF et des autorités de la province de Luxembourg : soutien financier mais aussi « en nature » sous forme de locaux, de matériel et de facilités diverses. Il n’en reste pas moins que les collaborateurs ne peuvent travailler qu’à temps très partiel et doivent se contenter de rémunérations ou d’honoraires modestes. C’est vraiment grâce à eux, à la qualité de leur travail et à leur désintéressement Un petit mot de réflexion… Un projet qui s’est précisé L’engagement dans une organisation pluraliste est dû, pour la plupart, à une intuition de départ : la perception, plus ou moins confuse, qu’en collaborant avec d’autres, venant d’horizons différents, un travail d’aide plus efficace et plus approprié pourra se réaliser ; on pense également que loin de s’appauvrir, on sera soi-même bénéficiaire
de cette confrontation permanente. Mais, c’est sur le terrain, dans le concret, que se découvrent l’importance et la valeur d’un travail fait d’un apport et d’une confrontation permanente des différences. Cet apport permanent des différences, dans nos Centres pluralistes, se fait d’une part grâce à la collaboration des représentants des plusieurs disciplines et d’autres part grâce à la variété des personnes, ayant chacune son identité propre, qu’une collaboration constante ne vient nullement estomper. Ces années d’expériences ont mis de plus en plus en évidence le besoin accru de tels lieux d’accueil, de parole, d’accompagnement, dans un univers où les structures institutionnelles n’apportent plus l’encadrement de jadis et où chacun doit davantage assumer son propre cheminement, avec ses imprévus et ses difficultés. Les valeurs qui sous-tendent notre action pluraliste Une telle réalisation requiert un certain nombre de conditions qui constituent, en quelque sorte, l’éthique sous-jacente au travail d’aide des Centres pluralistes de planning familial.
Travailler dans le pluralisme… Travailler dans le pluralisme n’implique pas l’abandon ou la mise en veilleuse de ses propres convictions. La confrontation permet au contraire de dépasser des certitudes ou des évidences insuffisamment intégrées de manière personnelle, et amène peu à peu à approfondir et nuancer ses options fondamentales. Travailler dans le pluralisme, c’est découvrir l’autre avec son langage, ses références, sa démarche intérieure. C’est aussi une chance de mieux l’accepter dans ce qu’il est fondamentalement. C’est dépasser progressivement la méfiance, les préjugés, la rivalité. Travailler dans le pluralisme, c’est apprendre aussi, à la longue, à ne pas attribuer à la différence (de conceptions philosophiques, de professions,…) bien des problèmes relationnels qui tiennent en dernière analyse à des difficultés personnelles ( pouvant se manifester par un besoin de pouvoir, de la susceptibilité,…) dont il est important de prendre conscience.
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